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Les marchés en attente de la rentrée de Septembre si l'inflation le veut

Écrit par AgriTechTrade

Crée le lundi 28 août 2017 11:04
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Fin de semaine dernière, c'était la rencontre des banquiers centraux à Jackson Hole, et autant le dire de suite, il ne s'est rien passé sur le plan des attentes de changement de la politique monétaire de la Fed ou de la BCE, car la présidente Janet Yellen et le président Mario Draghi ont tout fait pour éviter le sujet, et laisser ce plat de résistance pour la rentrée de Septembre. Résultat des courses, l'euro est parti en forte hausse, franchissant les 1,19, alors qu'en début d'année, les analystes voyaient la parité pour l'euro avec le dollar pour l'été; comme quoi il est impossible de prévoir l'avenir même pour les plus grands analystes financiers de cette planète. C'est tout de même une hausse de 13 % depuis le début de l'année 2017 ! En prime, l'euro vient de toucher un plus haut de 8 ans face à la livre sterling (les investisseurs jouant maintenant la parité entre les deux monnaies d'ici la fin de l'année).

 Graphe de l'Euro ce 28/08 à 11h30   Graphe de l'once d'Or le 28/08 à 11h30 
EURO-DOLLAR 28Août2017 OR 28Août2017-12h30

De fait, les marchés qui étaient en attente de pouvoir trouver des arguments pour enfin mettre en place une tendance claire, en ont été bien marris. Ainsi, il faudra donc attendre le début du mois de Septembre qui débutera le mardi 5, puisque le lundi 4/09 étant jour férié aux Etats-Unis avec le Labor Day. Nous serons alors à deux semaines de la nouvelle réunion du FOMC qui cette fois-ci avec sa conférence devrait apporter des informations sur la possible baisse ou non du bilan de la Fed qui se situe à des niveaux stratosphériques à plus de 4 500 milliards de dollars.

Et il ne faut pas se tromper de lecture, la baisse du dollar est avant tout liée au fait que les Etats-Unis n'arrivent pas à mettre en place les réformes promises par le 45ème président du pays, notamment celles concernant le secteur économique avec les grands travaux et la baisse des impôts. 

De plus, le niveau d'inflation reste décevant, et rien n'est fait à l'heure actuelle pour faire remonter le niveau d'inflation. D'ailleurs, les cours des matières premières agricoles sont de nouveau à des plus bas, se rapprochant dangereusement des points bas du mois de Février 2016. Et les cours de l'énergie n'arrivent à pas à s'affranchir de la zone de résistance des 50 $ le baril pour le WTI et des 54 $ le baril pour le Brent de la mer du Nord.

Cela entraine donc l'inflation américaine largement sous les 2 %, et cette inflation poussive continue donc de surprendre négativement et ce depuis 5 mois, ce qui ne s'est produit qu'une seule fois au cours des vingt dernières années. Cela ayant pour conséquence de maintenir les taux obligataires à des niveaux bas. Donc, la situation est devenue très complexe, et chacun des banquiers centraux prend le temps du recul afin d'éviter de faire s'effondrer le château de cartes au moment d'enclencher réellement la fin massif du soutien monétaire à l'économie.

C'est aussi pour cela, que les cours des matières premières ne peuvent réellement progresser tant que l'inflation ne sera pas au rendez-vous et surtout tant que les banquiers centraux n'enverront pas les véritables signaux d'un changement de conjoncture au niveau de la politique monétaire.

A ce stade, il n'y a que 30 % de chance de voir une troisième hausse de taux cette année au mois de Décembre (prévue par le marché au mois de Mars 2018). Cela s'expliquant par le fait de beaucoup de prudence de la part des banquiers centraux qui sont à la croisée des chemins; c'est-à-dire comment arrêter le soutien financier alors que la croissance mondiale doit maintenant accélérer pour prouver de sa robustesse sur son simple mécanisme de l'offre et de la demande.

Cela étant à double tranchant, notamment tant que les mesures promises par D.Trump ne seront pas validées et entrées en vigueur. Alors qu'au mois de Septembre, la question du relèvement du plafond de la dette des Etats-Unis va être remis sur la table et que la Fed devrait annoncer les modalités d'une possible réduction de son bilan. Tout cela bien sûr, alors que l'inflation fait cruellement défaut.

En prime, si l'on regarde l'économie d'un point de vue européen, la hausse de l'euro aurait plutôt pour effet d'entrainer l'inflation vers le bas; alors que cette dernière n'est déjà pas élevée. Ce qui n'est pas fait pour faciliter la tâche de M.Draghi, alors que ce dernier est lui aussi attendu à la rentrée de septembre pour une annonce des modalités de réduction de son QE pour début 2018 (le fameux tappering). 

Tout cela serait bien sûr que des broutilles, si et seulement l'économie des Etats-Unis et de l'Europe étaient en grande forme, mais ce n'est malheureusement pas le cas, avec une économie américaine qui s'essouffle et une économie européenne pas assez vigoureuse pour s'autoalimenter d'elle-même.

Donc l'attente était forte au niveau du symposium de Jackson Hole et malheureusement, aucune information par rapport aux attentes des marchés n'a eu lieu. Mais au final c'est un peu normal lorsque l'on y réfléchit cinq minutes : c'est un mouton à cinq pattes qui est demandé de trouver aux banquiers centraux, et cela n'existe pas. Donc la seule option qui se trouve à leur main, c'est juste la notion qu'équilibre qu'ils doivent respecter et mettre en avant.

Car s'ils agissent trop brutalement, ce sont les marchés actions qui vont dévisser et le risque sera fort d'une contamination à l'économie réelle, ce qui impliquerait assez rapidement une récession économique et donc un risque d'une nouvelle crise du type 2008/2009.

Et qu'ils agissent trop lentement, c'est l'inflation qui ne verra jamais le jour réellement, et le risque là aussi sera grand d'avoir une croissance économique stagnante avec en bout de course le risque de retour de la déflation et de sa spirale infernale de la baisse des prix.

Alors si les banquiers centraux souhaitent que les prédictions du FMI se confirment avec un raffermissement de la croissance mondiale se rapprochant des 3,5 % pour l'année 2017, il va falloir qu'ils s'emploient à trouver une certaine dose d'équilibre dans leurs propos et leurs futures actions, afin que le château de cartes puisse continuer à rester debout.

En conclusion : maintenant que les cours des matières premières agricoles (l'énergie humaine) sont revenus à des niveaux assez faibles, ils devraient être autorisés à progresser à compter de la rentrée de septembre 2017, pour indiquer un retour de l'inflation; au même titre que les cours du pétrole devraient eux aussi être autoriser à progresser en direction des 55/60 $ le baril d'ici à la fin de l'année. Ainsi, les équilibres seraient respectés et les banquiers centraux pourraient agir de façon mesurée pour réduire leur soutien à l'économie.

 Graphe du CAC40 ce 28/08 à 12h30   Graphe du DAX30 le 28/08 à 12h30 
CAC 28Août2017 DAX 28Août2017

 

 


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