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Vers une nouvelle donne de l'économie en 2017

Écrit par AgriTechTrade

Crée le samedi 24 décembre 2016 08:30
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Selon le discours officiel, les Etats-Unis seraient donc au plein emploi ce qui aura un effet sur l'inflation qui va monter ainsi que sur les taux d'intérêt qui eux aussi vont devoir progresser. Mais dans le même temps, le placement obligataire devient moins intéressant et plus dangereux, avec de fait une migration des ressources qui devrait repartir vers les marchés actions.
C'est donc ce qui a déjà commencé avec les investisseurs qui sont en train d'acheter deux ans de cycle supplémentaire avec l'arrivée de Donald Trump à la tête de la première puissance économique mondiale.

Ils se basent donc sur le programme de baisse de l'impôt des sociétés de 35 à 15 %, soit une mesure essentielle de relance qui devrait permettre de transférer jusqu'à 20 points de croissance.
De plus avec une imposition forfaitaire probablement de seulement 5 % sur les capitaux placés à l'extérieur par les grandes sociétés comme Apple et consorts, ce sont donc ces capitaux qui vont être rendus aux actionnaires et normalement réinjectés dans le circuit économique.

La conséquence étant qu'Il pourrait bien y avoir une surchauffe de l'activité économique aux Etats-Unis. D'ailleurs, les indices boursiers américains battent record sur record depuis le mois de Novembre 2016, avec un Dow Jones 30 sur le point d'atteindre le seuil des 20 000 points (19 933 points à la clôture du 23/12/16).

Mais attention, car sur le plan mondial, les banquiers centraux ont injectés beaucoup de liquidités (avec les politiques monétaires expansionnistes), soit des hausses de liquidités mondiales de 21 % en rythme annualisé sur le 1er semestre 2016. Cela est juste monstrueux, pour essayer de tenir l'économie mondiale à flot, 8 ans après la déflagration de la crise des subprimes.

De plus, un élément a retenu notre attention à la rentrée de septembre, avec l'ensemble des chefs des gouvernements qui se sont exprimés lors du G20 en Chine (4-5/09/16 à Hangzhou) pour dire qu'il fallait des relances budgétaires avec des baisses d'impôts et des hausses de dépenses publiques favorables à la croissance mondiale pour l'année 2017.

Il n'en fallait donc pas plus pour que les investisseurs anticipent les estimations de l'inflation avec un rythme qui allait au-delà des anticipations de la hausse des cours du pétrole. L'élection de D.Trump, n'ayant fait que de confirmer cette hypothèse de reflation (augmentation du rythme d'inflation et du rythme de croissance de façon durable) avec les perspectives de croissance qui augmentent.

Attention tout de même à ces anticipations, car le programme des Républicains ne représente qu'un tiers des dépenses de baisse d'impôts des entreprises proposé par D.Trump ; et il n'est donc pas sûr que les promesses du candidat se transforment réalité à partir du 20 janvier 2017, jour de son investiture.

Aujourd'hui, la FED et les investisseurs achètent le fait que la croissance nominale va être plus rapide que la hausse des taux à 10 ans. C'est donc un élément risqué car c'est un pari sur l'avenir avec ce fait de reflation, avec comme conséquence un endettement qui s'accroît partout dans le monde et où tout le monde semble pour le moment fermer les yeux. Mais in fine, il faudra bien que quelqu'un paye l'addition.

De plus, cette hausse de la croissance nominale américaine qui pourrait les + 3 à + 4 % avec toutes les mesures du programme de D.Trump, ne veut pas dire de la croissance réelle. Et attention au relèvement du plafond de la dépense publique (plafond de la dette), alors que le déficit du programme de D.Trump sera monstrueux. Le pays étant déjà à 18 000 milliards de dettes avec cette année 2016 un déficit de 1 050 milliards de dollars.

Et à cela s'ajoute le fait que la Fed détient encore plus de 20 % des obligations souveraines américaines, donc toujours pas de situation normale sur le plan de la politique monétaire.
Alors à partir de 2017, l'enjeu va être de savoir si le nouveau rythme anticipé de croissance et d'inflation sera pérenne ou pas. Car il faut que l'inflation reflète un rythme d'activité supérieur et pour cela il faudra savoir qu'elle est la part de la politique de D.Trump qui va soutenir la croissance potentielle (pas l'inflation que l'on importe avec le pétrole). Car il y a bien un risque que l'inflation pèse sur le pouvoir d'achat des ménages et donc par voie de conséquence vienne à peser sur la consommation.

Sans oublier, que la réalité du moment à cause des anticipations du marché (les investisseurs), avant l'espoir financier de Trump, c'est l'augmentation du dollar et la hausse des taux. Donc un effet négatif à court terme sur le réel, soit en début d'année 2017 un impact très négatif sur les exportations (si + 10 % du dollar = impact négatif de 3 points sur les exportations). Et ce que dit la science économique en pareille circonstance, c'est que la hausse des taux long aux Etats-Unis a un impact direct sur l'achat des logements neufs (risque sur la croissance).

Mais comme toujours avec les investisseurs, c'est le fait qu'ils aient chaussé leurs lunettes de couleur rose, et qu'avec le cercle vertueux anticipé : reprise de l'inflation, reprise des taux, hausse des salaires, des investissements qui sont soutenus et une perspective importante de baisse d'impôt ; cela donne une tendance de fond pour soutenir l'activité et la reprise économique. Cela aura un impact positif mais un risque de surchauffe tout de même.

A un seul bémol près, que tout cela est du nominal, alors que l'essentiel doit se trouver dans la hausse réelle des salaires et la hausse réelle de l'inflation. Mais à ce jour, on ne voit pas ce qui va améliorer la productivité américaine qui reste faible (élevée entre 1996 et 2006 avec les NTIC). Quid dans les 2 ans qui viennent ?

Où sont les gains de productivité dans les 2 ans à venir ? C'est la clé d'un retour à plus de calme et de sérénité sur les marchés.

Donc cette incertitude liée à l'accélération de la productivité fait que la remontée des taux peut être temporaire ; sans exclure la possibilité d'avoir une réduction des taux d'intérêt dans l'avenir par la Fed.

Conclusion : nous entrons dans la dixième année après le début de la crise des subprimes (été 2007), des liquidités énormes ont été déversées par les banquiers centraux sans pour autant résoudre le problème. Il semble que là on nous indique que cela va aller mieux, car les grands de ce monde ont décidé début Septembre 2016 de refaire le coup de l'année 2009, c'est-à-dire des grands plans de relance au niveau des Etats avec de nouvelles sommes gigantesques de dettes. Donc au final une nouvelle fuite en avant, avec l'espoir cette fois-ci que l'inflation viendra manger cette dette colossale sans faire caler la machine croissance.


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